iELMS, Week3, à Road America 🇺🇸

La VERTE (LMP1, 112 pts)

Le week-end avait débuté en fanfare. Vainqueurs dès le samedi matin, Cyril Blondiau et Sylvain Moraine ont ainsi emmagasiné un capital confiance pour le départ du soir qui est traditionnellement le plus relevé. Une panne de réveil en décidera autrement et c’est l’impasse.

Qu’à cela ne tienne, il restait encore la course du dimanche pour tenter de récupérer quelques points supplémentaires. Dans un plateau assez relevé, cet objectif semblait réalisable. D’autant plus qu’avec l’aide ponctuelle de Sacha Fenestraz, le début de course s’était presque déroulé à la perfection.Une incompréhension malheureuse entre deux GTE viendra anéantir la Porsche 919 ainsi que les espoirs de ses pilotes. DNF.

Si les deux premières places du championnat semblent pour le moment hors d’atteinte, la VERTE, actuellement troisième ex-aequo compte de nombreux adversaire avec qui batailler pour la dernière place du podium provisoire.

La ORANGE (GTE, 72pts)
Avec le retour à la compétition de Kevin Guilleux, le duo formé avec Aymeric Blomme qui avait brillé il y a quelques saisons était ainsi reconstitué.
Au départ du top split du samedi soir, les deux compères avaient opté pour une stratégie à l’économie qui semblait doucement porter ses fruits lorsque leur route croisa celle d’une LMP1 après environ 4h de course. Passage prolongé par les stands pour la BMW M8 mais ils pousseront tout de même jusqu’à la fin, terminant à deux tours du podium.
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iRacing Endurance Series, Round 1, à Suzuka 🇯🇵

C’est la nouveauté du calendrier. Quatre courses de 12H au programme, étalées sur l’année et comptant pour un même championnat. Quatre catégories, avec les GTE représentées par la 911 RSR et la BMW M8, les GT3 par la Ferrari 488 et la Mercedes AMG, les GT4 par le Cayman et les TCR par la RS3 LMS. Si cette série avait initialement attiré notre attention, un détail en particulier nous en avait détourné. En effet, lors de son annonce, ce championnat prévoyait un passage du temps multiplié par 2. Un cycle de 24H sur une course de 12H? Non, merci.

Revirement de situation à quelques jours du lancement. iRacing retrouve son sérieux et annonce un passage du temps réaliste. Il n’en fallait pas plus pour motiver au pied levé certains de nos pilotes qui ne participaient pas à l’iELMS. La communauté a d’ailleurs répondu présent. Onze splits le samedi après-midi. On est évidemment loin des standards actuels des special events mais la concurrence de l’iELMS et l’annonce passée inaperçue de ce changement du passage du temps ont probablement eu un impact non négligeable.

La CYAN (Split 7, 10ème GTE, 104pts)

Les inséparables Philippe Gaillard et Sebastien Reithmuller, accompagnés de Sebastien Guyonnet, ont dû se résigner à troquer leur 488 GTE pour la 911 RSR. N’ayant plus roulé sur l’allemande depuis le changement de modèle pneumatique, le spécialiste de la mise au point aura passé de longues séances d’essais à établir un setup.

Partis 26ème et derniers du peloton des GTE, ils allaient remonter patiemment au classement. Le départ s’effectuant au petit matin, les températures ont en effet grimpé continuellement durant une grosse moitié de la course. La précipitation n’était dès lors pas de mise et la préservation des pneus, un impératif. Ainsi et en navigant parmi les GT3, le trio s’installait durablement dans le top 15.

La course se conclura par un dernier relais course-poursuite qui s’achève par un dépassement de Seb dans le dernier tour pour aller décrocher le top 10.

La ROUGE (Split 2, 10ème TCR, 30pts)

Désormais habitués aux endurances courtes au volant de la TCR après leur participation aux ClubSport Series du DGFX, Alexandre Godefroy et Jonathan Razanahoera ont bondi sur l’occasion de tester leur traction sur 12 heures. Jérémy Hoppé, lui, découvrait les spécificités de cette conduite. Rapidement, durant les essais, une différence de taille se fera sentir. Avec une capacité de réservoir à son maximum, la RS3 LMS peut tenir des relais de 90 minutes. Mais quid des pneus avants?

La réponse tombera rapidement. Auteur d’une bonne qualif’, avec le 4ème chrono, Jonathan ressentira rapidement les effets de la dégradation des pneus. Après un départ haletant, dans le trio de tête et au milieu d’une myriade d’autres catégories lui tournant autour, il devra se résoudre à écourter ses premiers relais et adapter son style de pilotage.

Jérémy, sur une piste allant toujours se réchauffant souffrira des mêmes effets mais à ce moment de la course, malgré une stratégie en sa défaveur, la ROUGE souffre moins du trafic que ses adversaires et parvient à se maintenir aux environs du top 5. Malheureusement, sur le premier relais d’Alex, un lag monstrueux aura des conséquences douloureuses. Envoyée dans le mur de pneus au premier virage, l’Audi est sacrément amochée. Neuf minutes de réparations avant même la mi-course.

La TCR étant connue pour être une catégorie où les crashs sont rares, aucun abandon ne viendra donner l’espoir au trio de remonter au classement. Le reste de la course se transformera donc en séance d’essai grandeur nature pour trouver le bon style de pilotage permettant une meilleure tenue des pneumatiques.

Rendez-vous le 27 Juin pour la deuxième manche, à Silverstone et dès ce week-end pour les 24H du Nürburgring.

A.G