Pour clore cette ultime saison de l’année 2019, deux événements qui pourraient l’un comme l’autre devenir des classiques ont permis à la communauté francophone en général et française en particulier de se réunir pour célébrer ensemble notre passion commune, agir pour une noble cause et couronner le meilleur d’entre nous.

12H de Daytona By Rebellion

L’an dernier, sous la houlette de feu la S.Q.R.T, c’était l’occasion d’appréhender pour la première fois le fameux cycle jour/nuit. Cette année, c’est donc la Rebellion iRacing Team qui a repris le flambeau en plaçant l’événement sous le signe de l’opération « 24 Hours for Anna » chère à leur pilote Sébastien Poitevin. Succès populaire avec près de 120 équipages (et pas des moindres) répartis dans les catégories DP, GTE et GT3 au sein de deux splits.

Deux voitures engagées de notre côté avec une DP aux mains du duo Philippe Gaillard/Kevin Guilleux, lâchés par la carte graphique de Chris Dubreucq, ainsi qu’une Ferrari 488 GTE pilotée par Aymeric Blomme, Jérémy Hoppé et Gonzague Furtos. Toutes deux versées dans le split deux, le ressenti global sera malheureusement assez amer avec un trafic visiblement délicat, en particulier pour la GTE qui aura subi de nombreux contacts. Inexpérience des courses multi-classes pour certains? Confusion entre course fun et course pas sérieuse pour d’autres?

Au terme de leurs péripéties, la DP s’offre tout de même une belle deuxième place à seulement 35 secondes de la Osmoz Ware E-Sport. Quant à la Ferrari, partie huitième elle ralliera l’arrivé à la même position au sein d’un peloton de 42 GTE. Nul doute que le plus heureux se nomme Philippe Gaillard, enfin parvenu après plus de deux ans de tractations à trouver un coéquipier pour monter un équipage Daytona Prototype, avec un podium à la clé qui plus est. Si c’est pas du nez creux ça…

Coupe de France GT

Le feu d’artifice, même si nous n’avons été que spectateurs du bouquet final. 239 pilotes ont participé à cette deuxième édition, bien plus que le double de l’année dernière. Et que dire du niveau de compétitivité. Il fallait cette année un iRating supérieur à 2800 parmi les inscrits pour intégrer directement les 1/4 de finale.

Qualifs

Trop haut pour Gonzague Furtos et Sebastien Reithmuller qui allaient donc devoir se tirer de leur manche qualificative respective. Avec huit places disponibles par série, le but serait donc d’assurer la qualification sans tenter le diable car le cocktail Spa, 30 minutes, 11 incidents et un enjeu… voilà. Mission accomplie pour nos deux matinaux avec une deuxième place pour Seb et une troisième pour Gonzague. Si la course du premier fut paisible, presque monotone, le second sera resté près de 30 minutes au sein d’un groupe compact de quatre pilotes, un brin stressant vu de l’extérieur.

1/4 de finale

Direction les 1/4 de finale donc, où ils seront reversés dans la même course que Sylvain Moraine, la dernière. Quelques défections de notre côté et seul Alexandre Godefroy allait donc défendre ses chances avant nos trois compères, dans le 1/4 B. Parti 14ème après avoir avorté son deuxième tour de qualif dès l’épingle de la Source, il allait voir sa Ferrari légèrement amochée après un contact aux premier passage des Combes. 4km/h de perdus, dur de défendre ses chances ces conditions sur un circuit comme Spa. Rattrapé par certains pilotes à la voiture intacte mais récupérant des places au gré des disqualifications, on attendra jusqu’au dernier moment un coup du sort mais c’est bel et bien à la plus mauvaise position que s’achèvera la Coupe de France pour Alexandre, à 5 secondes de la dixième place qualificative.

Place dès lors au 1/4 D où il était clair d’entrée que les places seraient chères avec un risque de lutte fratricide au sein du VEC-Simracing. Gonzague et Sebastien pouvaient compter sur leur échauffement matinal alors que Sylvain disposait d’un capital confiance bâti sur un important programme d’entraînement au cours de la semaine. Malheureusement, course à oublier pour pour Seb. Après une qualification décevante, il profitera des déboires de certains dans le premier tour pour remonter du 27ème au 20ème rang, puis au 15ème. Mais de off-tracks en tête-à-queue, son quart se finira prématurément.

Guère plus de chance pour Gonzague. Parti 15ème il se fera quant à lui harponner sur le premier passage des Combes. Vitesse en berne là aussi, rien à espérer si ce n’est la défaillance d’autres pilotes qui n’interviendra pas. Mission accomplie malgré tout pour eux qui sont sortis des qualifs et auront donc pu disputer deux courses.

Parti huitième, Sylvain se positionnait d’entrée dans une situation plus confortable quoique probablement plus stressante. En effet, il se retrouvera dans un groupe où la bataille était de mise avec les premiers non-qualifiés à portée de tir. Retombé neuvième à un moment, Sylvain allait profiter de l’erreur d’un pilote aux 2/3 de la course pour respirer un peu mieux et assurer sa qualification en demi-finale.

1/2 finale

Ultime représentant du VEC-Simracing dans cette compétition, Sylvain bénéficiait à priori de la demi la plus abordable alors que la première faisait office de petite finale en comparaison. L’espoir était donc permis. Parti treizième, il se hissait rapidement au onzième rang, place idéale en cas de pépin dans le peloton de tête. Le rythme était bon, le stress du quart envolé grâce à cette position de chasseur. Jusqu’à…  Une faille spacio-temporelle, une rupture dans le continuum espace-temps, nom de Zeus. En une seconde, un blink venu d’un autre monde propulsa Sylvain de la onzième à la quatorzième place. Autre coup du sort au tour suivant lorsque le pédalier de son poursuivant rendit l’âme, entraînant une collision rédhibitoire. Sylvain ralliera tout de même l’arrivée, quinzième mais déçu, avec le sentiment d’être passé injustement à côté d’une performance à sa portée.

Pas de finaliste VEC cette année donc. Dommage, mais cela nous aura permis de suivre une course palpitante sur le plan stratégique. Le spectacle offert par Thibault Cazaubon, Jeremy Bouteloup et Yannick Lapchin, à l’issue incertaine jusqu’au 3/4 de la course, aura été une belle vitrine de ce que le simracing français peut offrir. Bravo au champion et rendez-vous en 2020.