Un événement spécial (?)

Au VEC-Simracing nous aimons gentiment taquiner nos camarades qui ont développé cette curieuse préférence pour les virages à gauche. Mais en tant qu’amateurs de sports mécaniques nous nous réjouissons naturellement de voir nos couleurs représentées lors de cet événement qui simule la plus ancienne course auto au monde encore active et joyau de la fameuse « Triple Couronne » si chère à un célèbre Ibère.

On peut toutefois regretter que cette course soit courue quatre fois dans le weekend, retirant par là-même un brin d’exceptionnel et de magie à cette compétition. Il n’en reste pas moins que son attrait ne s’est pas démenti puisqu’au total un peu plus de 1900 pilotes se sont présentés sur le vénérable « Brickyard » à bord de leurs Dallara IR18 pour tenter d’accrocher ce monument à leur palmarès.

Pour cette édition, le VEC-Simracing engageait deux monoplaces aux mains de Philippe Gaillard et Thierry Le Gall…

Philippe

Pour sa première course sur ovale depuis près de six mois, notre pilote Rhodanien choisi en toute simplicité de s’attaquer à la course la plus prestigieuse du calendrier. Avec un iRating qui le prédestinait au milieu de peloton dans son split, Philippe réalisait une superbe deuxième place en qualifications, de quoi s’assurer un peu de tranquillité sur les premières boucles. Bien placé jusqu’au premier « yellow » brandi après une quinzaine de tours, la suite de la course sera un long chemin de croix à la suite d’une pénalité qui enverra Philippe hors du tour du leader. Il ne s’en remettra pas et finira onzième et avant-dernier d’un peloton ayant perdu 2/3 de ses unités au terme des 200 tours.

Thierry

Nettement plus habitué des courses « à l’américaine », le Breton s’est engagé par deux fois sur le quad-ovale durant ce weekend. Pour s’assurer lui aussi d’éviter les incidents du début de course, il privilégiera systématiquement le départ depuis la voie des stands. Grand bien lui en prendra puisqu’il verra à deux reprises le drapeau à damiers. Pour son meilleur résultat, Thierry mettra patience et économie à l’ouvrage pour remonter progressivement dans la hiérarchie. Fermement ancré dans le top 10 à partir de la mi-course, il se permettra d’inscrire une fois son nom au tableau des leaders grâce à des arrêts retardés par rapport à la concurrence. Bénéficiant de nouveaux incidents dans le « money time », la quatrième place lui tendra un temps les bras avant de devoir s’incliner et inscrire malgré tout une très belle cinquième place au terme d’un final tendu, à 3.4 secondes du leader. Thierry s’adjuge ainsi le 254e résultat sur 1904 engagés au total.

A.G

Thierry Le Gall

En 2018 je n’ai pas pu participer à cette épreuve mythique par soucis techniques de matériel sim-racing, aussi cette année l’Indy 500 était notée en priorité à mon calendrier. Objectif initial : finir les courses sur lesquelles j’allais m’engager.

Vendredi 3H du matin : Split 4/20, 32 pilotes. Je pars des pits par choix stratégique, en dernière position. Peu de neutralisations sur cette course. Tout s’est fait sur la gestion du rythme de course, de l’économie de carburant et de l’usure des pneus. Sans avoir à batailler férocement je termine P8. Pour un 1er Indy 500 j’ai privilégié la régularité sans prendre trop de risques.

Samedi 19 H : Split 5/23, 32 pilotes. Même choix stratégique au départ. Après 3 neutralisations sur la 1ère moitié de course je me retrouve P14. Sur la 2ème moitié je prend la décision d’augmenter le rythme tout en essayant de préserver au mieux mes pneus. Choix payant : à 50 tours de la fin, une neutralisation de course me fait gagner 2 places et je me retrouve P9. Avec la gestion carburant/pneus j’effectue 3 tours de plus que les pilotes me précédant avec un tour en tête à la clé. L’avant-dernier « yellow » à 32 tours de la fin de course  me propulse P6. Au 194ème tour un ultime drapeau jaune va engendrer un sprint final intense pour la victoire et le podium. Ayant de nouveau économisé mes pneus et ayant assez de carburant, je reste en piste et le pilote devant moi décide d’un dernier changement de pneus ce qui me positionne P4 au restart. Les derniers tours sont intenses, virils et « clean » à la fois. Dans la lutte finale, avec l’usure avancée de mes pneus je vais frotter légèrement le mur extérieur au T1 et ne peux rivaliser pour préserver ma P4. Les 2 derniers tours sont tendus, je défend bec et ongles et préserve cette P5.

Bilan : 2 courses, 2 top 10 dont un top 5. Très satisfait de mes 2 courses et hâte de remettre ça en 2020 😉